La quête impossible du bonheur parfait

« Etre heureux ne signifie pas que tout est parfait. Cela signifie que vous avez décidé de regarder au delà des imperfections » Aristote

Nous sommes tous à la recherche du bonheur parfait. Nous voulons être une meilleure personne, souhaitons toujours nous améliorer. Pour cela de plus en plus d’outils grands publics sont mis à notre disposition. Alors, nous tentons de trouver le bonheur dans le quotidien, dans la méditation, dans le « lâcher prise », en lisant des livres à la mode. 

Instagram vend du rêve, et le nouveau but d’une vie est d’être heureux. Tous les jours, tout le temps…

Et même si ces aspirations sont légitimes, plus nous essayons d’obtenir un bonheur constant plus nous nous dirigeons dans une voie de culpabilité et donc d’échec.

1- l’impossible bonheur constant :

Être heureux tous les jours, tout le temps, ça n’existe pas . Et ceux qui le prétendent mentent.

Pourquoi? Parce que nous sommes des êtres humains. Ce qui signifie que nous avons des émotions.  Pour rappel , les émotions de base sont  la joie, la colère, la peur, la tristesse, la surprise, le dégoût. Elles sont notre langage commun. Alors bien sûr, nous essayons de les accueillir au mieux. Mais ressentir des émotions inconfortables, qui nous déstabilisent c’est normal. Sinon, nous serions des robots.

Et supprimer les émotions jugées négatives, ce n’est pas possible. Toutes, font partie intégrante de notre humanité, de notre « normalité ».

2- savoir savourer les moments de bonheur :

Lorsque nous reconnaissons les émotions désagréables, que nous les conscientisons, les analysons, alors nous sommes en capacité de savourer les émotions agréables. En fait, cela permet de focaliser sur l’émotion « positive «  qui accompagne le moment de bonheur.

Si nous n’avions pas ces fluctuations d’emotions nous serions confrontés à un phénomène d’usure face à ce qui est agréable et satisfaisant : lorsqu’une source de bien-être est présente chaque jour de notre vie, nous l’apercevons de moins en moins, ce qui diminue son effet. 

Alors, ne nous concentrons pas  sur notre bonheur pour être vraiment heureux, vivons la vie telle qu’elle est avec ses hauts, ses bas, ses émotions, ses hormones …

Le bonheur ne doit pas être un objectif au quotidien. De toute évidence, le bonheur n’est pas dans l’avoir mais dans l’être et le ressentir.

Je peux vous accompagner..

Reconnaitre ses émotions pour les accepter…

“Les mots manquent aux émotions » – Victor Hugo

Le mot émotion est issu de la racine latine emovere qui signifie mettre en mouvement.

En effet, l’émotion est un état de conscience complexe, soudain, brusque et momentané. Il peut être accompagné de signes physiologiques ( tremblements, rougissements, larmes, rire…). L’émotion est un sentiment qui peut être agréable ou désagréable. Dans tous les cas, elles se doivent d’être accueillies. 

1 – l’universalité des émotions :

Les émotions sont universelles. Par exemple, un sourire à la même signification en France, en Chine, en Australie… en effet, les émotions impactent les mêmes zones neurologiques. Nous définissons six émotions primaires. Chaque habitant du monde les ressent. Nous ne pouvons pas nous couper de nos émotions, et agir tels des robots , mais au contraire, nous devons les accepter et surtout les exprimer.

2 – la joie :

La joie est une émotion primaire et saine. L’enfant l’exprime  de manière  bruyante et expansive. C’est une émotion d’ouverture qui procure soulagement, créativité, plaisir  et dépassement de soi. Elle crée des hormones anti stress favorisant la motivation, les apprentissages et les prises de décision.

3 – la colère :

La colère est une émotion impulsive. Elle nous permet de préserver notre territoire. C’est une barrière de protection contre le monde qui nous entoure. Elle peut être destructrice si on reste avec trop longtemps.

4 – la peur :

C’est l’émotion de l’adaptation. La peur lance un signal d’alerte au corps. Le but est de fuir. Mais , elle nous aide également à survivre en cas de danger.

5 – le dégoût :

A la base, cette émotion a pour but de nous protèger de ce qui pourrait nous tuer, ou une nourriture susceptible de nous empoisonner. C’est l’émotion de l’évitement : alimentaire mais aussi social.

6 – la tristesse :

La tristesse se produit lorsque nos désirs ne sont pas assouvis. C’est l’émotion du repli. Cette émotion nous permet de réfléchir, attirer l’empathie de l’autre et infine à nous protéger momentanément de l’agressivité du monde. 

7 – la surprise : 

La surprise est  de courte durée. Elle précède soit la joie soit la tristesze. C’est donc une émotion d’augmentation associée qui nous fait vivre le moment encore plus intensément.

Certaines émotions peuvent être dissimulées mais les ressentis, eux, ne le peuvent pas. Accepter son émotion, sans la nier c’est accepter de vivre harmonieusement. Chacune joue un rôle dans nos vies et possède une fonction. Les accueillir sans  jugement et avec bienveillance est la clé du mieux-être. 

Je peux vous accompagner…