Reconnaitre ses émotions pour les accepter…

“Les mots manquent aux émotions” – Victor Hugo

Le mot émotion est issu de la racine latine emovere qui signifie mettre en mouvement.

En effet, l’émotion est un état de conscience complexe, soudain, brusque et momentané. Il peut être accompagné de signes physiologiques ( tremblements, rougissements, larmes, rire…). L’émotion est un sentiment qui peut être agréable ou désagréable. Dans tous les cas, elles se doivent d’être accueillies. 

1 – l’universalité des émotions :

Les émotions sont universelles. Par exemple, un sourire à la même signification en France, en Chine, en Australie… en effet, les émotions impactent les mêmes zones neurologiques. Nous définissons six émotions primaires. Chaque habitant du monde les ressent. Nous ne pouvons pas nous couper de nos émotions, et agir tels des robots , mais au contraire, nous devons les accepter et surtout les exprimer.

2 – la joie :

La joie est une émotion primaire et saine. L’enfant l’exprime  de manière  bruyante et expansive. C’est une émotion d’ouverture qui procure soulagement, créativité, plaisir  et dépassement de soi. Elle crée des hormones anti stress favorisant la motivation, les apprentissages et les prises de décision.

3 – la colère :

La colère est une émotion impulsive. Elle nous permet de préserver notre territoire. C’est une barrière de protection contre le monde qui nous entoure. Elle peut être destructrice si on reste avec trop longtemps.

4 – la peur :

C’est l’émotion de l’adaptation. La peur lance un signal d’alerte au corps. Le but est de fuir. Mais , elle nous aide également à survivre en cas de danger.

5 – le dégoût :

A la base, cette émotion a pour but de nous protèger de ce qui pourrait nous tuer, ou une nourriture susceptible de nous empoisonner. C’est l’émotion de l’évitement : alimentaire mais aussi social.

6 – la tristesse :

La tristesse se produit lorsque nos désirs ne sont pas assouvis. C’est l’émotion du repli. Cette émotion nous permet de réfléchir, attirer l’empathie de l’autre et infine à nous protéger momentanément de l’agressivité du monde. 

7 – la surprise : 

La surprise est  de courte durée. Elle précède soit la joie soit la tristesze. C’est donc une émotion d’augmentation associée qui nous fait vivre le moment encore plus intensément.

Certaines émotions peuvent être dissimulées mais les ressentis, eux, ne le peuvent pas. Accepter son émotion, sans la nier c’est accepter de vivre harmonieusement. Chacune joue un rôle dans nos vies et possède une fonction. Les accueillir sans  jugement et avec bienveillance est la clé du mieux-être. 

Je peux vous accompagner… 

Être dépendant…

« Ce qu’il y a d’étrange avec la dépendance affective, c’est qu’on s’abandonne soi même pour éviter d’ être abandonné par l’autre »

La dépendance est une forme d’attachement qui empêche de vivre sainement les relations. L’autre devient une partie de nous: nous ne pouvons pas nous en passer. Nous nous accrochons aux personnes comme si nous ne pouvions plus être seul. Nous avons besoin de l’autre quitte à nous négliger . La dépendance affective peut concerner  son conjoint , mais aussi ses enfants, ses amis, son sport, son loisir… en un mot tout ce qui permet ne ne pas nous retrouver seul face à nous même.

Lorsque nous sommes parents de jeunes enfants, ce besoin peut être pallier par l’amour tout entier de notre petit. Il contribue par lui même à notre ration d’amour . Cette période peut donc masquer temporairement notre besoin d’attachement.

Reconnaître sa dépendance :

L’anxiété, la peur de l’abandon sont à l’origine de cette pathologie. Il s’agit d’une carence affective qui prend source  dans la petite enfance . Ce besoin d’être constamment rassuré pèse sur chacune des relations.

La faille qu’on possède en nous a constamment besoin d’être cimentée, comblée.

Cela engendre un manque de confiance qui nous pousse à accepter tout  et surtout n’importe quoi. Nous pensons à tord que de ne pas correspondre en tout point à ce qui est attendu, nous fera perdre l’amour de l’autre .

Notre estime intérieure dépend alors uniquement du regard extérieur.

La peur d’être seul, de ne jamais retrouver quelqu’un nous oblige à constamment plaire à l’autre. 

Le dépendant affectif attend des preuves irrationnelles d’amour. Ces attitudes génèrent en elle de la colère, de la jalousie. Il ne peut être qu’insatisfait. Ce manque de confiance crée des relations déséquilibrées, conflictuelles et dévastatrices qui entraînent souvent  des clashs, des ruptures .

La prise de conscience :

Dans un premier temps ,  le dépendant subit des ruptures à répétitions, vit des échecs, des relations destructrices. Cela construit  des schémas d’insécurité et de détresse.

Il a tendance à se positionner en victime. Il se lamente , se répand . Toutefois il n’a pas encore conscience que c’est lui qui est à l’origine des échecs. Son besoin d’être aimé par dessus tout ne lui permet pas de sécuriser ses relations . Alors que c’est son seul but.

L’autre est uniquement là pour combler le manque d’estime de soi. Il devient le faire valoir de notre identité.

Un cercle vicieux se met en place : le dépendant recherche l’amour et l’autre le fuit car il  a peur de ses sentiments exacerbés. La colère, la haine et la violence ( physique ou mentale) deviennent des composantes de la relation. C’est alors que la personne qui recherche l’amour accepte des situations qui ne  sont pas acceptables  de peur de perdre son partenaire. 

Comprendre que l’autre ne nous apportera jamais ce dont on a besoin est le premier pas vers la libération. 

Sortir de la dépendance affective :

Dans un premier temps, reconnectons nous à nos entrailles. Sortons de la spirale de la relation et osons dire « JE ».

Puis, trouvons nos propres intérêts, nos  besoins.  Découvrons nous une passion, quelque chose qui nous fait vibrer. Il est important de se faire plaisir. C’est le moment de débuter  une activité qui nous inspire . Et surtout profiter de ce nouveau moment qui est personnel en pleine conscience.

La dépendance affective est intimement liée au manque d’estime de soi. Nous possédons par conséquent une faible confiance en nous. Nous nous heurtons  à la difficulté de se positionner en tant qu’individu à part entière.

Consulter un thérapeute permet de se  recentrer au cœur de notre existence. Le but est de vivre en harmonie avec les autres par envie, en étant soi-même, et non pas par besoin et dépendance.

Cela peut prendre du temps mais en vaut le coup. In fine être en accord et en harmonie avec nous  ne peut que changer  nos relations avec les autres. Apprendre à vibrer par nous-même, nous satisfaire de ce que nous savons faire, renforcera notre confiance et nos bases.

La personne la plus importante c’est nous! Ne nous négligeons pas! 

Je peux vous y aider..